Position de NaTrue vis-à-vis de Cosmos
Le Groupe de travail européen baptisé Cosmos a récemment publié sa proposition pour l’établissement d’une norme applicable à la cosmétique naturelle et biologique. Le manque de clarté quant aux informations communiquées et aux règles qui régissent cette norme n’est pas de nature à garantir l’indépendance ni la transparence du futur label pour les consommateurs.
Le Groupe de travail européen sur l’harmonisation du cahier des charges des cosmétiques biologiques et naturels a soumis au débat son cahier des charges préalable à l'élaboration d'un label international pour la cosmétique naturelle et biologique. L'instauration de ce label est resté à l'état de projet pendant de nombreuses années. Sa mise en place reste toutefois floue à bien des égards. D’une part, il n’existe aucun organisme chargé d’encadrer le label, d’autre part, aucune proposition de signature graphique n’est disponible à ce jour pour le label. Selon NaTrue, ce manque de clarté dans la communication et dans l’attribution des responsabilités n’est pas de nature à garantir l’indépendance ni la transparence du futur label pour les consommateurs.
Le référentiel « COSMOS standard », qui regroupe les différents critères discutés dans le cadre du Groupe de travail, comprend par ailleurs des imprécisions et autres contradictions quant à la naturalité et le caractère biologique des composants :
- L’utilisation de matières premières ou de composants pétrochimiques (« moieties » ou fractions de molécules) est autorisée, à hauteur de 5 % maximum dans la composition du produit fini.
- Le calcul de la part considérée comme biologique est susceptible d’induire le consommateur en erreur : les composants transformés par voie chimique et les matières premières naturelles font l’objet d’un même traitement. Il est à constater que, au point 6.4.3, l’eau ne peut pas être comptée comme ingrédient biologique, alors qu’elle l’est au point 6.4.1, pour les substances entrant dans certaines compositions.
- Il y a un manque de clarté et de transparence : on ne trouve notamment aucune liste exhaustive des matières premières autorisées.
- Selon le référentiel « COSMOS », des procédés chimiques comme l’alkylation ou les procédés de production d’amphotères sont autorisés ; NaTrue considère que ces procédés intègrent des substances qui ne devraient pas apparaître dans la composition des cosmétiques naturels et biologiques, que ce soit du point de vue scientifique ou dans l’intérêt des consommateurs.
- Le référentiel ne définit pas clairement dans quelle mesure il faut respecter le concept de chimie verte (Green Chemistry).
- La question des emballages est également insatisfaisante (7.4.3). Il est inconcevable que du chlore ou des dérivés chlorés puissent entrer dans la composition des emballages destinés à des produits cosmétiques naturels et biologiques.
- Fichiers :
NaTrue_Label-Vergleich_01.pdf






